Mardi | Mars 28, 2006

L'OM encore malmené

  Cela fait maintenant deux semaines que l'image du club provençal se trouve à nouveau écornée, du fait du procès des comptes du club pour la période 1997-1999. Après 6 ans d'instruction, le procès a débuté lundi 13 mars et devrait se clore ce vendredi, cette semaine étant consacrée aux plaidoiries de la défense.

  L'enquête a effectivement révélé que, pour la période 1997-1999, 15 transferts étaient entachés d'irrégularités en matière financière (dont voici la liste exhaustive : ceux de Daniel Montenegro, Eduardo Berizzo, Pablo Calandria, Claude Makélélé, Laurent Blanc, Ivan De La Peña, Artur Moses, Fabrizio Ravanelli, Ibrahima Bakayoko, Christophe Dugarry, Sébastien Pérez, Ricardo Rojas, Edson Da Silva, Kaba Diawara et Cyril Domoraud).

  En fait, l'argent a été viré du compte de l'OM vers celui d'un agent, souvent basé dans un pays "exotique", où la pression fiscale est moindre. Cet agent, basé à l'étranger ou y disposant d'un compte, règle ensuite la partie "non déclarée" du salaire du joueur. L'OM aurait également trouvé un subterfuge pour faire venir les meilleurs joueurs français en payant "officiellement" moins mais en donnant un complément en dessous-de-table, les charges sociales ne s'appliquant évidemment pas à ces sommes versées. Au total, c'est près de 22 millions d'euros qui ont été détournés.

  Au centre donc de ce tourbillon médiatique, 2 hommes sont montrés du doigt : Robert Louis-Dreyfus et Rolland Courbis. Le premier, principal actionnaire et mécène du club depuis une décennie (au sein duquel il a injecté plus de 200 millions d'euros depuis son arrivée) a été mis en examen pour abus de biens sociaux et risquait une forte amende ainsi qu'une peine de prison de 5 ans. Quant à Courbis, entraîneur du club pendant la période incriminée, mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux, faux et recel d'abus de biens sociaux et concerné par 9 des 15 transferts étudiés, il était celui qui avait le plus à perdre.

  Le parquet a finalement rendu son verdict hier en requérant à l'encontre de Courbis 2 ans de prison ferme, 375 000 euros d'amende et une interdiction de 5 ans d'entraîner en France. Quant à RLD, il s'agit d'une peine de prison de 3 à 4 ans avec sursis. Cette semaine étant consacrée aux plaidoiries de la défense, le parquet devrait donc rendre son verdict final ce vendredi.

  L'horizon devrait logiquement s'éclaircir pour RLD, qui a joué face au tribunal la carte de la candeur et de l'émotion. Si sa sincérité reste à démontrer, en ne se retranchant pas derrière ses obligations professionnelles et ses problèmes de santé, RLD a sûrement marqué des points. Il devrait donc obtenir la relaxe. De plus, les instances du foot français (FFF et LFP) se trouveraient fortement dans l'embarras en cas de désengagement de ce dernier, qui provoqueraient la faillite d'un club majeur, en termes de poids économique et d'influence, déséquilibrant par la même la Ligue 1.

  La partie est loin d'être gagnée en revanche pour Courbis. Ce dernier a déjà été condamné en 1995 et 1997 à de la prison avec sursis pour fausses factures et fraude fiscale dans l'affaire de la comptabilité suspecte du SC Toulon dont il était le manager général à la fin des années 1980. Lorsqu'il a été recruté par l'OM à en 1997, il était sous le coup d'un redressement fiscal de plus de neuf millions de francs français (1,37 million d'euros). De plus, Courbis a déjà effectué 98 jours de détention préventive d'octobre 1990 à janvier 1991 pour faux en écritures de commerce, abus de confiance et recel dans l'affaire des malversations du Sporting Club de Toulon. Le genre de récidive dont ne devrait pas être très friand le tribunal correctionnel de Marseille...

Posted by Jami at 15:04:08 | Permanent Link | Comments (1) |
Commentaires
1 - en taule les putes! (Comment this)

Écrit par: lumberjack at 2006/03/28 - 17:46:16
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